8 étapes pour gérer son projet vidéo en Motion Design

Cet article n’a pas objet à définir un process absolu, mais plutôt un “tronc commun”, en adaptant certaines des étapes si besoin.
Voici 8 points qui permettront d’y voir plus clair.

Motion Design 3D

1. Brief client

Objectif : formaliser la demande initiale du client.

La première étape consiste à clarifier la demande, de plusieurs façons.
Le client exprime sa demande, simplement, en une phrase du type : “On veut un spot d’une minute trente sur les intérêts du produit XXX, avec ses 3 avantages et son intégration dans notre gamme, de façon ludique et rythmée”.

A partir de là, nous engagerons l’échange afin de répondre à un ensemble de questions initiales récurrentes :

  • nombre de vidéos (version longue, courte, alternative, etc)
  • durée de chaque vidéo
  • voix off à prévoir ? Si oui, faudra t-il prévoir une version sans voix off ?
  • nombre de langues différentes (voix off incluses)
  • musique fournie, choix d’une musique libre de droit ou musique à faire composer ?
  • effets sonores à prévoir ?
  • les formats attendus en livraison (mp4, avi, mov, …), leur résolution (1080p, 720p, …) et leur poids maximal (15mo, par exemple)
  • éléments de charte graphique existants : logo, documents, spots précédents, etc.
  • style de la vidéo (rapide, coloré, dynamique, etc), en demandant des inspirations si besoin (stylistique ou concurrents).

Afin de cerner les attentes et les goûts du clients, il n’est pas impossible qu’on lui demande “ce qui lui plait, et aussi ce qui ne lui plait pas”. C’est bien le client qui connait le mieux son domaine d’activité ! C’est son affaire, sa spécialité.

C’est le moment de définir :

  • le budget
  • la participation d’intervenants extérieurs (illustration, voix-off, effets sonores, musique…) afin de les solliciter si besoin.
  • le planning d’intervention des différentes phases (intervenants compris)
  • l’importance de la charte graphique dans le nouveau spot et définir la marge de manoeuvre graphique
  • la date de livraison d’une première version
  • la date de livraison finale

2. Script

Objectif : définir et fixer l’ensemble des contenus de la vidéo.

Nous allons ici définir le déroulé de la vidéo, en lien avec le client. On va :

  • énumérer l’ensemble des choses qui se passent dans la vidéo, et dans quel ordre.
  • définir les textes présents à l’écran (et les relire pour éviter les fautes), et définir leur hiérarchisation (titre de chapitre, simple titre, légende, etc)
  • écrire le contenu de la voix-off (si présente), car sa réalisation devra intervenir assez tôt dans le process : nous en aurons besoin dès le début de la phase d’animation.

C’est aussi le moment de juger si la quantité de contenu n’est pas en adéquation avec ce qui est prévu, en terme de timing notamment. Si besoin, une révision du script peut s’imposer. Une bonne idée pour formaliser un script peut être un tableau à plusieurs colonnes : phase/acte, idée, animation, texte à l’écran/message, contenu voix off, durée estimée.

C’est un document qui permet d’être exhaustif avec le client, et de le faire valider l’ensemble des points de contenus à prévoir pour la vidéo. Il permet de savoir combien de personnages vont intervenir, combien d’animations de logotypes sont à prévoir, etc. C’est aussi la première phase de validation : ce script doit être validé et entériné par le client.

C’est le moment de définir :

  • le déroulé général de la vidéo, avec détail des intervenants : packshot produit, visuel existant, personnages, paysages.
  • les timings estimatifs de chaque section et de la video entière.
  • le contenu de texte à l’écran et leur hiérarchisation.
  • le contenu des voix off, dans les langues sélectionnées.
  • un document de travail afin d’avoir une trace écrite de ce script, consultable à n’importe quel moment du projet et pouvant être mis à jour.

3. Moodboard / Inspiration

Objectif : définir l’ambiance graphique du spot à partir d’éléments extérieurs existants

Cette phase, souvent entamée dès la phase du script, permet de rassembler toutes les inspirations liées au projet (du même corps de métier ou non) et d’en faire une planche générale résumant la probable direction artistique du spot.

Cette phase est plus ou moins formelle : elle peut faire l’objet d’un document pdf avec l’ensemble des productions jugées intéressantes et pertinentes, tout comme un tableau Pinterest dédié, ou alors un simple partage de liens.

En parallèle de cette recherche, il est important de prendre en compte l’existence de la charte graphique de la société cliente, qu’elle soit petite (juste un logo) ou conséquente (le cas des grands groupes). Celle-ci va automatiquement avoir une incidence importante sur le rendu final de la video. Il faut donc avoir tous les éléments en notre possession le plus tôt possible, idéalement dès la phase 1 (exemple : éviter d’apprendre à ce moment-là qu’une nouvelle charte vient d’être créée).

C’est le moment de définir :

  • la direction artistique spécifique au spot
  • la place de la charte graphique de la société dans le spot (logo, couleurs, etc) et son adéquation avec les inspirations proposées.

4. Storyboard

Objectif : poser les principaux visuels pour des moments clés de votre script

Le storyboard va être le premier jalon graphique et va créer un pont entre le script et votre spot final. Il va permettre de poser la base de la narration graphique.

Celui-ci va présenter une dizaine d’écrans (plus ou moins suivant la complexité du projet), avec pour chacun : un croquis/dessin représentatif du futur visuel, un descriptif et des précisions sur l’animation à ce moment-là.

Sa présentation va permettre au client de se projeter pour la première fois sur le rendu du spot et sur la direction qui est prise. L’intérêt n’est pas de faire une oeuvre d’art mais bien de voir, par un système rapide, si le client est en phase avec votre vision de la vidéo.

Ce que cela permet ? D’éviter de passer des jours sur du graphisme finalisé et se rendre compte que cela ne convient pas du tout. Ça n’empêche pas d’avoir un graphisme final rejeté ou modifié, mais cela permet tout de même de limiter les risques.

C’est le moment de définir :

  • les types de compositions visuelles (emplacement des titrages, des mots, types de schéma, emplacement des produits, …)
  • un éventuel fil rouge général niveau animation (plan séquence, objet graphique récurrent).

5. Style Frames / Maquette

Objectif : définir le rendu graphique final de la vidéo.

À partir du storyboard et du moodboard, nous allons produire des “style frames”, c’est à dire des images fixes de la vidéo, avec l’apparence graphique telle qu’elle sera dans le spot. Celles-ci peuvent reprendre les passages choisis dans le storyboards, ou alors en sélectionner des différents.

Le but est de produire des compositions graphiques fixes avec une qualité égale et une cohérence tout au long de la vidéo. Si cela fonctionne en image fixe, cela a des chances de fonctionner une fois animé. C’est bien la direction artistique que nous tranchons ici. Nous allons concevoir des compositions qui pourront être déclinées et adaptées tout au long de la vidéo (emplacement d’un titre, légende, imbrication de photos, disposition des personnages, etc)

C’est le moment de définir :

  • des compositions graphiques précises pour les différentes scènes, représentatives de la vidéo dans sa globalité.
  • le style finalisé (textures, grain, couleurs, finition, etc)

6. Animation

Objectif : animer et donner vie à l’ensemble des éléments définis au préalable.

La phase d’animation doit ressembler à un assemblage : toutes les questions qui devaient se poser l’ont été (contenu, texte, son, visuel, animation, timing, etc), et on construit le tout.

Dans certains cas, il est nécessaire de commencer par des éléments extérieurs, comme par exemple une scène pouvant être réaliser sur Cinema4D. Après sa réalisation, on l’importe dans After Effects pour finaliser le tout. Si nécessaire, une présentation/validation préalable peut se justifier, c’est à dire présenter 10 secondes de film représentatives à votre client.

C’est le moment de définir :

  • le détail des animations, scène après scène.
  • option : le choix d’une scène ou d’un passage à présenter pour validation

7. Rendu & Montage

Objectif : créer un fichier vidéo avec son

La phase d’animation terminée, nous allons passer à la phase de rendu sous After Effects. Nous allons “calculer” toutes les images de la vidéo à la suite, afin d’en tirer un fichier video de la durée voulue. La durée du travail dépendra de la complexité des animations ou de la place du vectoriel.

C’est le moment d’intégrer la musique, mais aussi les effets sonores et la voix off en bonne qualité.


8. Modifications finales

Objectif : satisfaire pleinement nos clients

Cette phase est un incontournable. Rare sont les clients qui valident du premier coup, et ce n’est pas forcément le but recherché. Ils vont regarder la vidéo avec un regard extérieur et neuf.


Voici donc un process général.

Chez SNACK’S PROD, on peut se passer du storyboard ou du moodboard et même des deux sur des scripts « simples » en démarrant directement la réalisation en live sous les yeux du client ou à distance
sur un process un peu plus long.